Lundi 7 mai 2007
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11:15
PREMIÈRE ET DERNIÈRE
CROISIÈRE SUR ANTIDOTE ! ! !
Pourquoi ce site merveilleux est-il appelé : « bassin d'Arcachon » ? . Ce mot est péjoratif, je préfère golfe, comme « golfe du Morbihan ».
C'est donc sur le golfe d'Arcachon que, pendant 4 semaines, mon épouse et moi avons fait cette première croisière sur notre voilier : Antidote.
Ce golfe peut se présenter sous forme d'un triangle, ce qui simplifie sa description.
La « capitale » est, bien entendu : Arcachon, où se trouve un important port de plaisance.
Le Pyla-sur-Mer est très connu par sa dune qui attire de nombreux touristes et de plus en plus d'amateurs de parapente.
La pointe du Cap Ferret et le banc d'Arguin, se trouvent en face du Pyla.
Mais nous avons levé l'ancre, du petit village ostréicole dénommé : « Le Canon » situé sur la presqu'île de Lège-Cap Ferret , appelée aussi « presqu'île du Bonheur » .
Nous avons donc pris la direction du Cap Ferret, avec l'intention de passer notre première nuit au Banc d'Arguin, Le vent et le courant étant favorables.
Le banc d'Arguin est un endroit merveilleux où il est possible de profiter, à marée basse, de mouillages en des endroits où il y a peu d'eau à l'abri du courrant important des chenaux voisins débouchant sur le grand large. À très basse mer, il y a la possibilité de s'échouer sur le sable propre. Mais il faut respecter ce lieu consacré aux oiseaux en évitant de s'y promener.
Ce lieu est idéal pour y passer la nuit. Le matin y est aussi sans surprises et bien différent de notre étape sur la place du marché à Saint-Jean d'Angélis.
Par contre le midi c'est l'envahissement par les plaisanciers Arcachonnais qui y viennent pique-niquer, les embarcations sont bord à bord. Autant prendre le large pour aller à l'Île aux Oiseaux.
Mais avant, profitons du voisinage de la Dune du Pyla. Et pour mieux observer les exploits des parapentistes, nous nous approchons de la plage où atterrissent les débutants, alors que les chevronnés, montent dans les airs, bien au-dessus de la Dune pourtant très haute.
Avec le vent et le courant favorables, nous nous dirigeons vers le fond du golfe en passant au large d'Arcachon.
Puis nous faisons cap sur l'Île aux Oiseaux où nous avons l'intention de faire escale.
Les cabanes tchanquées, toujours très entourées par les bateaux des plaisanciers à marée haute, sont sur toutes les cartes postales et les dépliants publicitaires. Elles sont le symbole de l'Île aux oiseaux.
À marée basse, l'Île retrouve le calme.
Nous avions repéré une plage tranquille pour passer la nuit, et attendre la bonne marée pour continuer notre descente vers le fond du golfe, et visiter cet arrière-pays différent des zones résidentielles.
Plusieurs petits ports ostréicoles se succèdent, ils se ressemblent tous. Une visite s'impose, ne serait-ce que pour déguster des huîtres avec les saucisses d'accompagnement et voir le travail des ostréiculteurs.
Puis nous poursuivons notre descente jusqu'au delta de l'Eyre. Cette rivière venant des Landes n'est pas navigable par les voiliers. Mais de nombreux kayaks y circulent en groupes pour faire découvrir, aux sportifs qui pagaient contre le courant, cette nature me rappelant le delta de l"Ogoué au Gabon. La végétation est luxuriante, les branches des arbres de chaque rive se réunissent au-dessus de la rivière et forment un tunnel.
Mais nous nous contentons de cette contemplation de loin et naviguons vers le centre ornithologique pour observer, également de loin, les vols d'oiseaux évoluant avec grâce et harmonie totale. Et nous nous promettons d'y revenir par la route pour une visite complète de ces lieux.
Pour continuer vers le fond du golfe, il faut maintenant emprunter impérativement les esteys (sorte de petits chenaux parfois pas très bien balisés). Sans quoi nous risquons de nous planter dans la vase et être obligés d'attendre la pleine mer pour nous en tirer. C'est d'ailleurs ce qui nous est arrivé le lendemain. Pour l'heure nous souhaitions aller passer la nuit au port d'Andernos.
Très mauvaise nuit à cause du bruit intense des mats frappés par les cordages mal fixés. Dès la marée favorable, nous avons quitté ce port, cependant sympathique mais trop bruyant. Il paraît que c'est pire à Arcachon.
L'escale suivante devait être le port d'Arès après une partie de pêche dans un estey. Mais il faut se méfier de la marée descendante et du courant qui vous pousse lentement vers des endroits où les quilles du bateau se plantent dans la vase, et pas moyen de s'en sortir. La patience est de rigueur car il faut attendre la marée haute pour pouvoir se tirer de cette fâcheuse position.
Une fois sortis d'affaire nous avons changé d?avis et nous nous sommes contentés de voir de loin le port d'Arès, préférant passer la nuit à Claouey, où le grand chenal est toujours en eau, même en basse mer.
Durant ce mois de vacances, nous sommes allés plusieurs fois au banc d'Arguin et avons fait très souvent le tour de l'Île aux oiseaux avec des escales pour la nuit. Mais nous n'avions pas la radio et de ce fait nous ignorions les recommandations faites un jour aux plaisanciers au sujet d"un avis de tempête. Ce jour-là, le vent étant plus fort que d'habitude, j'avais réduit la voile et mis le petit foc. Puis le vent devenu brusquement très fort m'a obligé de réduire au maximum la voile. Antidote, pour la première fois devait démontrer ses capacités à maintenir le cap vers notre lieu de refuge : Le Canon. La gîte était surprenante, l'eau frôlait le bas des hublots de la cabine où s'était réfugiée mon épouse. Mais, à ma grande surprise, elle tricotait tranquillement une brassière de bébé pour une amie, sans trop se soucier des vagues qui arrosaient le hublot au-dessus de sa tête. Cela m'a rassuré et redonné du courage.
J'ai trouvé cependant cette traversée très longue. En arrivant au Canon nos amis inquiets nous ont aidé à mouiller le bateau sur la plage. Ils avaient écouté la radio et n'étaient pas rassurés à notre sujet. Avec les jumelles, ils suivaient depuis un bout de temps notre retour et ils étaient impressionnés par la gîte inhabituelle d'Antidote.
Je pense que ce retour mouvementé a été l'une des raisons majeures de la
décision de mon épouse à ne jamais refaire une telle croisière. Elle reprochait aussi, la hauteur insuffisante dans la cabine l'obligeant à se courber trop longtemps, et le manque d'espace. Elle se sent plus à l'aise dans la cabane du Canon.
Mais Antidote est resté le bateau de promenades, et de pique-niques au Canon pendant le mois de vacances, ou sur l'Erdre le reste de l'année, jusqu?à sa vente pour nous permettre la construction de notre maison en Vendée.
Il fut rapidement remplacé par Antidote 2, un petit dériveur avec cabine, curieusement baptisé « menhir » par le constructeur girondin. J'ai bien hésité avant de l?acheter à cause de ce nom, mais je n'ai rien regretté car il était beaucoup plus maniable que la super dorade, ce qui me permettait de l'hiverner dans mon jardin, le remettre sur l'Erdre pour la journée et le transporter sans problème jusqu'au Canon pour les vacances.
Pendant la dizaine d'années de retraite passée dans notre villa à Piraillant-Forêt, j'ai pu chaque jour, ou presque, faire de la voile avec un ami également retraité. Et Antidote 2 avait sa place dans le garage pour passer l'hiver.
Maintenant, à Angers, sur le balcon de mon appartement, je me contente de la vue sur le jardin des plantes, qui est splendide, en rêvant de ces journées de navigation à la voile.
Et chaque jour je vais y faire ma promenade et écouter le chant des oiseaux.
À chaque âge ses plaisirs. .
Par PLET
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Publié dans : LES BRÈVES
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je suis tombé sur votre blog par hasard en cherchant des infos sur l'interdiction de mouillage sur le bassin d'arcachon( j'habite andernos) .Et votre belle croisière risque de ne jamias plus se réaliser!! allez voir ce lien et si ça vous dit de signer la pétition...
http://pneuboat.com/frames.php?url_frame=/serv-bibl/modules/petitions/index.php&num_petition=5
Merci et bon vent