W3C

  • Flux RSS des articles
Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 11:32
Les Pruneaux.


J’ai fréquenté l’école communale de la Bastide (banlieue de Bordeaux, au Nord de la Garonne), d’abord la maternelle, puis la “grande école”.

Quand mon frère, Henry, est en âge d’entrer à la maternelle, je monte en grade. Je deviens responsable d’Henry sur le trajet de chez nous à l’école et pour le retour à la maison. Mais il nous est interdit de traverser seuls l’avenue Thiers car il y a déjà une circulation assez forte pour l’époque et, surtout, à cause du tramway. Je suis donc muni d’un sifflet, et dès notre arrivée en face de notre immeuble, je souffle dans cet instrument pour attirer l’attention de notre maman qui, compte tenu de l’heure probable de notre retour, ne se tient jamais très éloignée du balcon. Elle vient alors nous chercher, et tout se passe bien.

Un beau jour, en début de matinée, la maîtresse d’Henry, de la maternelle, entre dans ma classe et demande à mon instituteur si je peux m’absenter pour ramener mon petit frère chez nous. Avec l’autorisation de mon maître, je suis l'institutrice jusqu’à l’école maternelle voisine et l’on me confie mon petit frère en larmes.

Il y a de quoi ! ! ! Il est réellement urgent de retrouver notre maman pour déshabiller Henry et le tremper dans la lessiveuse, car, pris d’une courante subite, il n’a pu se retenir et ça dégouline le long de ses jambes. Il y en a partout et ça ne sent pas bon. . . Notre allure est donc rapide, jamais nous avions réalisé ce trajet en aussi peu de temps.

Arrivés en face de notre logement nous devons attendre notre maman. Mais nous sommes très en avance sur l’horaire habituel, et notre maman ne se trouve pas sur le balcon pour surveiller notre appel. Je siffle, et siffle, de plus en plus fort, sans résultat. . .
Je continue à siffler encore de toutes mes forces et tellement fort que je me retrouve dans le même état que mon petit frère.

Les gens, qui passent, nous regardent drôlement, mais personne ne propose de nous faire traverser l’avenue. Je n’ai jamais trouvé le temps aussi long. . . Enfin notre maman, prévenue par une voisine, vient nous récupérer. Elle ne sait pas par quel bout nous prendre.
C’est depuis ce jour-là qu’elle nous compte le nombre de pruneaux pour notre dessert. Il est vraisemblable que nous en avions mangé beaucoup trop la veille pour en arriver là ! ! !
Par PLET - Publié dans : LES BRÈVES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus