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Mardi 7 mars 2006 2 07 /03 /Mars /2006 17:14

RÉSIDENCE PICASSO

Une semaine à l’essai
,  du 9 au 16 février 2006


    Voici l’entrée de notre résidence, comme vous pourrez le constater, l’architecture est très moderne et bien équilibrée. Il y a deux étages. À chacun d’eux se trouvent des petits salons, avec des fauteuils très accueillants, des tables et parfois la télévision. Ils sont placés entre des groupes de chambres et donnent sur de petites terrasses.

Certains de ces salons sont équipés d’un meuble bibliothèque, où les résidents peuvent venir faire leur choix et rapporter le livre une fois lu. Les contacts y sont faciles, ce qui nous a permis de faire la connaissance de quelques personnes sympathiques nous facilitant notre intégration dans ce nouveau milieu que nous découvrons. 

    Tout est clair et coloré. Le hall d’entrée est dig ne d’un hôtel trois étoiles. Le personnel de l’accueil, jeune, souriant, confortablement installé, et fort bien équipé, joue parfaitement son rôle. "Tout le monde il  est beau, tout le monde il est gentil ! ! !   "       
    Donc, dès notre arrivée, l’impression est excellente. L’ascenseur, dernier cri, rutilant et parlant, nous annonce que les portes se ferment et nous précise que nous sommes déjà au premier étage et que les portes s’ouvrent. Cela surprend la première fois. . . Notre couloir se présente à droite. Nous allons maintenant découvrir nos chambres mitoyennes mais non communicantes.

Le lit médicalisé est imposé ainsi qu’un grand meuble penderie (il n’y a pas de placard). Ce mobilier est clair. On aperçoit le pied du lit sur la photo. Les résidents peuvent compléter avec leur propre mobilier, mais il est recommandé de ne pas trop charger la pièce pour faciliter les déplacements et l’entretien. De même, les tapis ne sont pas interdits, mais il est préférable de ne pas en avoir afin d’éviter les chutes.
    Notre intention est de compléter l’ameublement de la résidence avec un bureau pour installer mon matériel informatique, et de bons fauteuils très confortables, ainsi que des petits meubles assortis au lit. Nous serons ainsi logés comme de jeunes mariés.

    J’aime beaucoup le jardin d’hiver où l’on peut également s’installer pour lire ou causer.  On y passe pour aller à la salle Picasso où l’animateur présente les activités diverses : lecture, chants, exercices de mémoire, musique, jeux et même thé dansant de temps à autre.

Continuons la visite

  Voici la salle Picasso, où Fabrice, l’animateur, exerce ses talents. Il dispose d’un matériel perfectionné pour la rétro projection. Avec son ordinateur professionnel, il monte des CD et DVD, pour présenter ensuite aux résidents des photos et des vidéos de leurs activités. Quand il a su que je faisais la même chose avec mon iBook Apple, il m’a tout de suite demandé, de participer aux activités « vidéos », quand nous serons installés à titre définitif.

    En ce qui concerne les services, tout est prévu.

    Le salon de coiffure est lui aussi bien équipé, nul besoin de sortir pour être bien coiffé. Pour les dames comme pour les messieurs, il suffit de prendre son rendez-vous.
    Un coup d’œil sur les résidents permet de constater qu’il n’y a pas de laisser aller, bien que la tenue soit décontractée.

       La lingère passe deux fois par semaine prendre le linge personnel à entretenir et le livre une fois propre et repassé.
    Nous l’avons croisée dans les couloirs, transportant les vêtements sur des cintres comme chez le teinturier.

    La lingerie est fort bien conçue et comporte tout ce qui est nécessaire pour faire du bon travail.

    La cuisine est digne d’un grand restaurant, avec du matériel moderne. Le chef vient de temps à autre faire une petite visite dans la salle à manger pour s’informer, et dans l’ensemble, on est satisfait.

   
    La salle du restaurant est spacieuse et permet de servir une soixantaine de couverts par tables de 4 ou 6. Il y a de l’espace suffisant entre les tables pour faciliter les déplacements des résidents en fauteuils roulants ou utilisant des déambulateurs. Ces personnes, accompagnées par le personnel d’assistance, arrivent avec quelques minutes d’avance, et sont à leur place quand nous passons à la nôtre.

    Il existe un autre emplacement discret, où sont installés les résidents handicapés et les assistantes les font ainsi manger hors du restaurant.
   À chaque étage sont installées des pièces réservées au personnel : infirmerie, pharmacie, tisanerie, salle de repos, lingerie, rangement du matériel de net-toyage et divers, etc.
    Autour des bâtiments, une zone verte avec des jardins et des arbres est en cours de réalisation. Il sera bien agréable d’en faire son lieu de promenade. Mais il faudra attendre un bout de temps pour profiter de l’ombre des arbres en été.
    En voici un aperçu sur cette maquette.


    Notre voiture est restée sur le parking de la résidence Picasso, et nous l’avons utilisée à différentes reprises sans problèmes.

CONCLUSION :
    Cet établissement est très rationnel, fonctionnel et en plus très réussi sur le plan architectural. La décoration, très colorée et moderne, nous a plu dès notre arrivée. Le service est parfait. Rien à redire.
    Cependant il faut se plier à l’horaire et à l’organisation spécifique à cet établissement médicalisé. La vie que nous avons connue pendant nos 65 ans de mariage doit faire la place à un style très différent où l’intimité est sacrifiée au profit de l’efficacité du service.
    Les plateaux du petit-déjeuner sont apportés dans nos chambres à 7h45. Il faut se rendre dans la salle du restaurant à 11h45 puis à 18h45.     Les responsables de la surveillance et les infirmières passent à tout moment, jour et nuit, chez les résidents à suivre, pour s’informer de leurs besoins. Les employées chargées du ménage viennent le matin effectuer rapidement leur travail.
    Avec un tel entourage, on ne se sent pas réellement indépendant.
Les menus sont corrects et bien équilibrés, mais pas comme chez soi. Les fantaisies sont à jamais finies, en particulier, plus de galettes bretonnes, et bien d’autres choses aussi.
    Nous n’avons qu’à nous laisser vivre, plus rien à faire. . . C’est pourquoi il est judicieux de participer à quelques activités proposées par l’animateur. Il faut se rendre utile. Nous avons la chance d’être encore en relative bonne forme physique et mentale, nous nous devons d’aider ceux qui le sont moins, car parmi eux il y en a de fort sympathiques.
   Et convenons aussi de dire que bien des corvées, chez nous, deviennent de plus en plus pénibles, nous nous fatiguons plus vite. À bientôt 87 ans, on ne peut avoir la prétention de vouloir tout faire comme il y a encore quelques années. Nous sommes des personnes raisonnables et conscientes des difficultés, qui ne feront que croître. Il nous semble donc qu’il est temps de s’inscrire pour obtenir un appartement, dans un avenir plus ou moins proche. Il n’y a que 4 logements pour les couples, c’est bien peu, et nous ne sommes pas les seuls sur la liste d’attente.
    Nous aurons ainsi le temps de constituer nos trousseaux, qu’il faut marquer de notre nom pour que la lingère s’y retrouve. Le mobilier complémentaire va nous demander une recherche afin de savoir, où et quoi, acheter dès que nous serons à même de nous installer à Picasso. Tout un programme !
    Il y aura ensuite à résoudre le problème le plus difficile, celui de débarrasser l’appartement des Plantes dès qu’il sera vendu. Ceci quelques mois après notre installation à Picasso, car si nous n’arrivions pas à y être sereins, nous aurions la possibilité de revenir aux Plantes.
Par PLET - Publié dans : LES BRÈVES
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