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Comme ce petit robot j'avance chaque jour dans mes souvenirs.
Curieusement, les plus anciens remontent à ma mémoire en premier.
Mais j'ai beaucoup d'autres choses à vous faire découvrir.
Pour en savoir plus allez à :

A PROPOS

Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /Mai /2007 11:15
PREMIÈRE ET DERNIÈRE 
CROISIÈRE SUR ANTIDOTE ! ! !
                                 

     Pourquoi  ce site merveilleux est-il appelé : « bassin d'Arcachon »  ? . Ce mot est péjoratif, je préfère golfe, comme « golfe du Morbihan ».
    C'est donc sur le golfe d'Arcachon que, pendant 4 semaines, mon épouse et moi avons fait cette première croisière sur notre voilier : Antidote.
    Ce golfe peut se présenter sous forme d'un triangle, ce qui simplifie sa description.
La « capitale » est, bien entendu : Arcachon, où se trouve un important port de plaisance.
    Le Pyla-sur-Mer est très connu par sa dune qui attire de nombreux touristes et de plus en plus d'amateurs de parapente.

La pointe du Cap Ferret et le banc d'Arguin,  se trouvent en face du Pyla.
    Mais nous avons levé l'ancre, du petit village ostréicole dénommé : « Le Canon » situé sur la presqu'île de Lège-Cap Ferret , appelée aussi « presqu'île du Bonheur » .   
    Nous avons donc pris la direction du Cap Ferret, avec l'intention de passer notre première nuit au Banc d'Arguin, Le vent et le courant étant favorables.
    Le banc d'Arguin est un endroit merveilleux où il est possible de profiter, à marée basse, de mouillages en des endroits où il y a peu d'eau à l'abri du courrant important des chenaux voisins débouchant sur le grand large. À très basse mer, il y a la possibilité de s'échouer sur le sable propre. Mais il faut respecter ce lieu consacré aux oiseaux en évitant de s'y promener.
 
    Ce lieu est idéal pour y passer la nuit. Le matin y est aussi sans surprises et bien différent de notre étape sur la place du marché à Saint-Jean d'Angélis.
Par contre le midi c'est l'envahissement par les plaisanciers Arcachonnais qui y viennent pique-niquer, les embarcations sont bord à bord. Autant prendre le large pour aller à l'Île aux Oiseaux.

Mais avant, profitons  du voisinage de la Dune du Pyla. Et pour mieux observer les exploits des parapentistes, nous nous approchons de la plage où atterrissent les débutants, alors  que les chevronnés, montent dans les airs, bien au-dessus de la Dune pourtant très haute.
 
  Avec le vent et le courant favorables, nous nous dirigeons vers le fond du golfe en passant au large d'Arcachon.
 
    Puis nous faisons cap sur l'Île aux Oiseaux où nous avons l'intention de faire escale.
    Les cabanes tchanquées, toujours très  entourées par les bateaux des plaisanciers à marée haute, sont sur toutes les cartes postales et les dépliants publicitaires. Elles sont le symbole de l'Île aux oiseaux.    
   

    À marée basse, l'Île retrouve le calme.
    Nous avions repéré une plage tranquille pour passer la nuit, et attendre la bonne marée pour continuer
notre descente vers le fond du golfe, et visiter cet arrière-pays différent des zones résidentielles.


    Plusieurs petits ports ostréicoles se succèdent, ils se ressemblent tous. Une visite s'impose, ne serait-ce que pour déguster des huîtres avec les saucisses d'accompagnement et voir le travail des ostréiculteurs.

     Puis nous poursuivons notre descente jusqu'au del
ta de l'Eyre. Cette rivière venant des Landes n'est pas navigable par les voiliers. Mais de nombreux kayaks y circulent en groupes pour faire découvrir, aux sportifs qui pagaient contre le courant, cette nature me rappelant le delta de l"Ogoué au Gabon. La végétation est luxuriante, les branches des arbres de chaque rive se réunissent au-dessus de la rivière et forment un tunnel.
    Mais nous nous contentons de cette contemplation de loin et naviguons vers le centre ornithologique pour observer, également de loin, les vols d'oiseaux évoluant avec grâce et harmonie totale. Et nous nous promettons d'y revenir par la route pour une visite complète de ces lieux.
    Pour continuer vers le fond du golfe, il faut maintenant emprunter impérativement les esteys (sorte de petits chenaux parfois pas très bien balisés). Sans quoi nous risquons de nous planter dans la vase et être obligés d'attendre la pleine mer pour nous en tirer. C'est d'ailleurs ce qui nous est arrivé le lendemain. Pour l'heure nous souhaitions aller passer la nuit au port d'Andernos.
    Très mauvaise nuit à cause du bruit intense des mats frappés par les cordages mal fixés. Dès la marée favorable, nous avons quitté ce port, cependant sympathique mais trop bruyant. Il paraît que c'est pire à Arcachon.
    L'escale suivante devait être le port d'Arès après une partie de pêche dans un estey. Mais il faut se méfier de la marée descendante et du courant qui vous pousse lentement vers des endroits où les quilles du bateau se plantent  dans la vase, et pas moyen de s'en sortir. La patience est de rigueur car il faut attendre la marée haute pour pouvoir se tirer de cette fâcheuse position.
    Une fois sortis d'affaire nous avons changé d?avis et nous nous sommes contentés de voir de loin le port d'Arès, préférant passer la nuit à Claouey, où le grand chenal est toujours en eau, même en basse mer.
        Durant ce mois de vacances, nous sommes allés plusieurs fois au banc d'Arguin et avons fait très souvent le tour de l'Île aux oiseaux avec des escales pour la nuit. Mais nous n'avions pas la radio et de ce fait nous ignorions les recommandations faites un jour aux plaisanciers au sujet d"un avis de tempête. Ce jour-là, le vent étant plus fort que d'habitude, j'avais réduit la voile et mis le petit foc. Puis le vent devenu brusquement très fort m'a obligé de réduire au maximum la voile. Antidote, pour la première fois devait démontrer ses capacités à maintenir le cap vers notre lieu de refuge : Le Canon. La gîte était surprenante, l'eau frôlait le bas des hublots de la cabine où s'était réfugiée mon épouse. Mais, à ma grande surprise, elle tricotait tranquillement une brassière de bébé pour une amie, sans trop se soucier des vagues qui arrosaient le hublot au-dessus de sa tête. Cela m'a rassuré et redonné du courage.
    J'ai trouvé cependant cette traversée très longue. En arrivant au Canon nos amis inquiets nous ont aidé à mouiller le bateau sur la plage. Ils avaient écouté la radio et n'étaient pas rassurés à notre sujet. Avec les jumelles, ils suivaient depuis un bout de temps notre retour et ils étaient impressionnés par la gîte inhabituelle d'Antidote.
Je pense que ce retour mouvementé a été l'une des raisons majeures de la
décision de mon épouse à ne jamais refaire une telle croisière. Elle reprochait aussi, la hauteur  insuffisante dans la cabine l'obligeant à se courber trop longtemps, et le manque d'espace. Elle se sent plus à l'aise dans la cabane du Canon.
Mais Antidote est resté le bateau de promenades, et de pique-niques au Canon pendant le mois de vacances, ou sur l'Erdre le reste de l'année, jusqu?à sa vente pour nous permettre la construction de notre maison en Vendée.

Il fut rapidement remplacé par Antidote 2, un petit dériveur avec cabine, curieusement baptisé « menhir » par le constructeur girondin. J'ai bien hésité avant de l?acheter à cause de ce nom, mais je n'ai rien regretté car il était beaucoup plus maniable que la super dorade, ce qui me permettait de l'hiverner dans mon jardin, le remettre sur l'Erdre pour la journée et le transporter sans problème jusqu'au Canon pour les vacances.
    Pendant la dizaine d'années de retraite passée dans notre villa à Piraillant-Forêt, j'ai pu chaque jour, ou presque, faire de la voile avec un ami également retraité. Et Antidote 2 avait sa place dans le garage pour passer l'hiver.
Maintenant, à Angers, sur le balcon de mon appartement, je me contente de la vue sur le jardin des plantes, qui est splendide, en rêvant de ces journées de navigation à la voile.

Et chaque jour je vais y faire ma promenade et écouter le chant des oiseaux.
 
À chaque âge ses plaisirs. .





  

Par PLET - Publié dans : LES BRÈVES
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Samedi 7 avril 2007 6 07 /04 /Avr /2007 11:22
    Comme un vrai loup de mer !

        Un souvenir de croisière, au grand large, me revient en mémoire.
      Un ami avait son voilier à la Pointe d'Arradon, sur le Golfe du Morbihan, et souhaitait le ramener à Nantes pour l'hiverner sur l'Erdre.        
   Nous étions déjà en Octobre, un peu tard pour une telle opération. C'était là une vraie sortie en mer. . .
  Je me suis porté immédiatement volontaire pour participer à ce convoyage, sans savoir ce qui m'attendait.
     L'épouse de mon ami nous avait conduits en voiture jusqu'au port avec provisions et bagages, puis était repartie sur Nantes avec la consigne de venir au mouillage sur l'Erdre pour nous récupérer le lendemain.


    Notre premier travail a été d'équiper le bateau pour bien naviguer à la voile dès la sortie de golfe du Morbihan. Mais prudemment, nous avons utilisé le moteur pour éviter plus facilement les nombreuses îles et écueils. Avec simplement les voiles, la navigation est dangereuse si l'on n'est pas un vrai marin du golfe, à cause du courant assez violent.
    C'est donc en milieu de matinée que nous avons pu, au large, hisser les voiles et prendre le cap pour aller à Saint-Nazaire. La météo était excellente, le vent très agréable et la houle légère que le voilier escaladait sans problème. Mais après quelques minutes de navigation, mon ami me demande de prendre la barre et de maintenir le cap jusqu'à notre destination, en ajoutant : « Cela recommence, je vais, encore, avoir le mal de mer jusqu'à Saint-Nazaire. Je vous confie le commandement. Bonne route », et il s'installe dans la cabine sur une couchette.
    Je suis donc resté seul à la barre de longues heures, pas très rassuré, ne connaissant pas les réactions du voilier en cas de fort vent, espérant que la météo annoncée ne changerait pas. Maintenir le cap c'est facile, mais avec les dérives du vent et des courants l'on ne sait pas trop si le but sera atteint. C'était la première fois que je me trouvais en pleine mer, rien à voir avec la navigation dans le bassin d'Arcachon où l'on ne perd pas de vue la côte.
    Notre arrivée au port de Saint-Nazaire était prévue en fin d'après-midi, et nous devions nous accrocher à une bouée libre le temps de rentrer les voiles, de démâter et attendre la bonne marée pour remonter, au moteur, la Loire de nuit jusqu'à Nantes.


    Dès les grues du port en vue, j'ai poussé un cri de joie ce qui a incité mon ami à me rejoindre à la barre, très heureux lui aussi d'arriver à bon port. C'est donc plus au calme que nous avons pu nous restaurer et nous préparer à cette navigation nocturne sur la Loire. Encore un apprentissage me concernant, je n'avais jamais eu à repérer les couleurs des balises éclairées pour les laisser à bâbord ou tribord selon leur couleur. Il est important de rester dans le chenal pour éviter les nombreux bancs de sable de la Loire. C'est impressionnant de naviguer ainsi de nuit. Au petit matin nous approchions de Nantes où le passage sous les ponts reste toujours dangereux à cause du courant et parfois du mascaret, petite vague qui se produit lors du retournement du courant.
    Il nous a fallu attendre à l'entrée du tunnel de l'écluse reliant la Loire à l'Erdre, et utiliser la corne de brume pour signaler notre présence afin de nous assurer qu'aucun plaisancier ne s'y trouvait pour sortir. Le dimanche les péniches ne circulant pas il n'y a pas de surveillance ni d'éclairage, mais les plaisanciers peuvent à leur risque et péril emprunter le tunnel. C'était pour moi une découverte. Assez impressionné, je me suis tenu à l'avant avec un aviron pour, quand le bateau était trop près du bord, le repousser, mon ami avec une lampe torche éclairait les murs à droite et à gauche pour me permettre d'intervenir. . . Drôle de navigation !


     Et soudain, l'on aperçoit le jour au bout du tunnel, quel soulagement. . .     Nous arrivons sur l'Erdre au petit port, à la sortie du tunnel, où le bateau peut faire escale, le temps de remettre de l'essence dans le réservoir du moteur hors-bord afin de pouvoir remonter la rivière jusqu'au mouillage plus en amont.
    C'est donc là que nous rangeons tout le matériel et fermons la cabine avant de regagner terre où nous attend l'épouse de mon ami.


    Mes premiers pas sont « chaloupés » et j'ai du mal à retrouver mon bon équilibre. Mais il paraît qu'il en est ainsi quand on a navigué jour et nuit sans dormir.
    Jamais je n'étais resté aussi longtemps tenant la barre pour mener un bateau à bon port.
    Quel exploit ! Cette aventure reste pour moi un réel bon souvenir ! ! !    Mais le récent retour de cette navigatrice partie faire le tour du monde en solitaire, et qui retrouve sa famille 5 mois plus tard, me donne de réels complexes.
    Il m'arrive parfois de rêver à ce convoyage et je crois être encore à la barre, au large, craignant un coup de vent et cependant heureux de vivre une telle aventure.
   Voyez-vous, la vieillesse a au moins l'avantage d'accumuler les bons vieux souvenirs qui, parfois, reviennent facilement en mémoire et de neutraliser en partie les mauvais. . .
    Doux et vieux souvenirs
                                   qui me redonnent quelques décennies de moins ! ! !
Par PLET - Publié dans : LES BRÈVES
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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 11:52
ANTIDOTE
BONS VIEUX SOUVENIRS DE VACANCES.

    N’ayant pu retrouver les photos de mon voilier j’ai recherché sur Internet et j’ai découvert cette SUPERDORADE biquille et sa remorque : voilier construction en polyester, jauge 2,67 tonneaux, longueur 5,76 m, largeur 2,00 m. Aux couleurs près, on croirait que c’est ANTIDOTE.

Je demande à l’heureux propriétaire de
cet ensemble de bien vouloir m’excuser
d’utiliser cette photo pour illustrer mon texte.

      ANTIDOTE, c’est ainsi que nous avions baptisé notre voilier, car nous espérions ainsi disposer d’un contre poison efficace pour mieux supporter les soucis professionnels d’alors.  Sa coque était toute blanche jusqu’à la ligne de flottaison, le dessous noir et les voiles blanches.


    À l’époque nous habitions à NANTES et ANTIDOTE hivernait sur l’ERDRE à un mouillage près d’un petit port, ce qui me permettait de faire de la voile presque toute l’année.


    Mais les vacances se passaient au Bassin d’ARCACHON, où nous possédons une cabane dans un petit village ostréicole dénommé LE CANON, situé près du CAP-FERRET.
       La route est longue entre NANTES et LE CANON, et en 1970 il n’y a pas d’autoroute. En Août la nationale est très chargée, d’où l’intérêt de rouler de nuit, aux heures les plus calmes.
      Le week-end précédant le départ était consacré à la préparation du bateau : démâtage, rangement, astiquage, mât solidement fixé sur la cabine.
    En fin d’après-midi de la dernière journée de travail, ANTIDOTE pouvait être ainsi glissée sur la remorque pour la conduire devant notre immeuble à NANTES, pour effectuer le chargement des bagages, du ravitaillement et des bouteilles très appréciées par les Bordelais, le Muscadet et le gros plan accompagnant fort bien le poisson et les huîtres d’ARCACHON, et je glissais ces bouteilles dans les soutes sous le plancher.
    Après le dîner, nous prenions la route prudemment. Ce remorquage devait se faire en douceur, avec une vitesse limitée à 70km/h. De temps en temps nous faisions une halte sur le bas-côté pour laisser passer la colonne des voitures qui n’avaient pu nous doubler.
    Vers minuit, nous cherchions un lieu de stationnement pour faire une pause jusqu’au petit matin, nous avions les couchettes prévues à cet effet. La première année, nous nous sommes arrêtés sur une place à Saint-Jean-d’Angélis. C’était calme et nous étions les seuls à y stationner.
   Nous y avons fort bien dormi et je me disposais à préparer le petit-déjeuner que je servais, habituellement au lit à Suzanne, mon épouse, quand j’entendis : « Tu vois bien qu’il y a du monde, ça bouge ! ».      J’ouvre alors la cabine et je découvre deux gendarmes qui m’interpellent : « Vous ne voyez donc pas que vous êtes sur la place du marché et que vous occupez l’emplacement de ce commerçant ! ». Il me désigne un monsieur fort en colère, impatient d’installer son étal et craignant de perdre des ventes. IL souhaitait récupérer sa place au plus vite.
    Nous stationnions en effet pas loin de la gendarmerie, et le bateau était entouré de marchands de légumes, fromages, charcuterie, etc…. Je descendis rapidement, laissant Suzanne au lit. Et au volant de la voiture, je cherchai à emprunter la petite allée. Guidé par l’un des gendarmes, je pus trouver la sortie. Ce gentil militaire se contenta de me recommander de stationner au camping municipal gratuit et m’indiqua par où passer.         Effectivement nous avons pu faire notre toilette et déguster calmement notre petit-déjeuner au camping et c’est là que les années suivantes nous fîmes une étape.
    Mais il nous fallait reprendre la route déjà plus encombrée. Les arrêts sur le bas-côté étaient plus fréquents car la colonne de voitures s’allongeait très vite derrière nous.


      À BORDEAUX, la traversée de la Garonne sur l’unique pont de Pierre était toujours très difficile. Le trop grand nombre de touristes voulant gagner la route des vacances vers ARCACHON ou BIARRITZ provoquait chaque année de plus en plus de difficultés.
    Mais une fois sorti de la ville, sentir les pins et la résine, était un vrai bonheur. J’en profitais pour m’arrêter faire le plein d’essence pour la voiture et le bateau. Mon épouse a toujours prétendu qu’à cet instant, je retrouvais mon accent bordelais que j’avais perdu, ou presque, en Loire- Atlantique.

Notre arrivée au Canon était attendue par nos parents et amis. Nous vidions l’essentiel du bateau et j’allais au port de La Vigne, où un vieux camarade d’enfance, en tant que capitaine du port, me facilitait la mise à l’eau avec la grue. Puis avec mon frère, ou mon beau-frère nous naviguions au moteur jusqu’au corps-mort réservé à ANTIDOTE, au large du Canon.


     Ensuite conduit par mon coéquipier nous retournions au port de la Vigne récupérer la voiture et revenions enfin chez lui pour arroser notre arrivée et nous restaurer.
    C’était une rude journée et nous ne tardions pas à regagner ANTIDOTE à la rame à bord du canot pneumatique.
       La première nuit est toujours difficile. Il faut s’habituer au courant assez fort qui provoque des bruits de l’eau qui glisse sur la coque. Il y a aussi les balancements et les changements de cap quand le courant s’inverse, mais également les bruits des ostréiculteurs dès qu’ils reprennent le travail.
      Et parfois il faut se lever, dans le noir,  pour modifier la tension des cordages pour éviter les bruits qu’ils provoquent par fort vent en claquant sur le mât. Chaque mât a sa fréquence particulière et s’il y a d’autres voiliers à proximité c’est un curieux concert qui nous tient éveillé.
    C’est ainsi que nous avons pu mieux apprécier l’efficacité du voilier à double quille permettant un mouillage au bord de la plage, où il peut facilement s’échouer sur le sable quelques heures à marée basse. La nuit est alors plus calme et silencieuse, surtout autour de l’île aux oiseaux.         Notre première croisière sur le Bassin d’ARCACHON dura 3 semaines.


     Elle nous a permis de visiter tous les petits ports ostréicoles, ainsi que la réserve ornithologique du TEICH, où l’on peut découvrir une grande diversité d’oiseaux.
    Mais ceci fera l’objet d’un autre texte dans quelque temps.
En attendant : BON VENT A TOUS !
Par PLET - Publié dans : LES BRÈVES
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Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 11:32
Les Pruneaux.


J’ai fréquenté l’école communale de la Bastide (banlieue de Bordeaux, au Nord de la Garonne), d’abord la maternelle, puis la “grande école”.

Quand mon frère, Henry, est en âge d’entrer à la maternelle, je monte en grade. Je deviens responsable d’Henry sur le trajet de chez nous à l’école et pour le retour à la maison. Mais il nous est interdit de traverser seuls l’avenue Thiers car il y a déjà une circulation assez forte pour l’époque et, surtout, à cause du tramway. Je suis donc muni d’un sifflet, et dès notre arrivée en face de notre immeuble, je souffle dans cet instrument pour attirer l’attention de notre maman qui, compte tenu de l’heure probable de notre retour, ne se tient jamais très éloignée du balcon. Elle vient alors nous chercher, et tout se passe bien.

Un beau jour, en début de matinée, la maîtresse d’Henry, de la maternelle, entre dans ma classe et demande à mon instituteur si je peux m’absenter pour ramener mon petit frère chez nous. Avec l’autorisation de mon maître, je suis l'institutrice jusqu’à l’école maternelle voisine et l’on me confie mon petit frère en larmes.

Il y a de quoi ! ! ! Il est réellement urgent de retrouver notre maman pour déshabiller Henry et le tremper dans la lessiveuse, car, pris d’une courante subite, il n’a pu se retenir et ça dégouline le long de ses jambes. Il y en a partout et ça ne sent pas bon. . . Notre allure est donc rapide, jamais nous avions réalisé ce trajet en aussi peu de temps.

Arrivés en face de notre logement nous devons attendre notre maman. Mais nous sommes très en avance sur l’horaire habituel, et notre maman ne se trouve pas sur le balcon pour surveiller notre appel. Je siffle, et siffle, de plus en plus fort, sans résultat. . .
Je continue à siffler encore de toutes mes forces et tellement fort que je me retrouve dans le même état que mon petit frère.

Les gens, qui passent, nous regardent drôlement, mais personne ne propose de nous faire traverser l’avenue. Je n’ai jamais trouvé le temps aussi long. . . Enfin notre maman, prévenue par une voisine, vient nous récupérer. Elle ne sait pas par quel bout nous prendre.
C’est depuis ce jour-là qu’elle nous compte le nombre de pruneaux pour notre dessert. Il est vraisemblable que nous en avions mangé beaucoup trop la veille pour en arriver là ! ! !
Par PLET - Publié dans : LES BRÈVES
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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 11:13
FÊTE DE LA BIENVENUE
Le 10 0ctobre 1937
   
Rassemblementdes hallebardiers,
et revue de
détail dans la cour d'hon's.
Sam est l'un d'eux,  où est-il ?




  Départ en monôme de la  Boquette.
         Notre major, Moréno, en tête portant le drap'z'arts.
   Au fond, passant la porte les hallebardiers



Rue d'Alsace
Les hallebardiers astiquant  les rails  du  tramway
jusqu'à ce que leur reflet devienne éblouissant !
                                      
      

Vive la Bienvenue ! ! !



Par PLET - Publié dans : Les Arts et Métiers
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Lundi 4 septembre 2006 1 04 /09 /Sep /2006 11:45

RÉFLEXION SUR LA VIE
Allez les jeunes ! ! ! à vous de jouer ! ! !


    J’ai commencé ma 88ème année le 15 Juin dernier. Je n ‘avais pas imaginé que je vivrais aussi vieux, ayant bénéficié d’un supplément de vie d’au moins 10 ans par rapport aux statistiques. Il faut donc laisser la place aux jeunes. Les caisses de retraites sont à bout de souffle. . . Il est temps de disparaître ! C’est déjà ce que beaucoup de mes amis ont fait, les rangs s’éclaircissent autour de moi.
    Mais c’est la vie ! Les générations se succèdent, les vieux passent le relais aux jeunes. Il faut leur faire de la place. . .
    Et chacun examine son bilan. . . Avons-nous fait tout ce que nous aurions dû, pour mieux préparer l’avenir de nos jeunes ? Certainement pas ! Nous allons quitter ce monde en les laissant se débrouiller seuls. Bien sûr, nous les avons gâtés matériellement. Nous avons inventé et réalisé une quantité de produits, engins, matériels, outils divers, très performants, leur simplifiant considérablement la vie. Nous leur avons facilité les voyages dans les pays lointains en les dotant de moyens de transport rapides, et avec les téléphones modernes, la possibilité de communiquer instantanément et partout dans le monde.
    Mais sur un autre plan, nous les abandonnons dans une société désorganisée, constituée de nations dont les statuts politiques sont en désaccord et leurs commerces en concurrence déloyale. Bien souvent, c’est la guerre économique entre eux.
    Sur le plan social, rien n’a pu être redressé. Les jeunes, et les moins jeunes, ont bien du mal à se maintenir dans un emploi correct. Pour vivre normalement, il faut que mari et femme travaillent pour assurer la vie d’un ménage. Ce qui n’est pas l’idéal quand il y a des enfants.
    Il est vrai que la vie courante est plus chère que celle de notre jeunesse. Mais nous ne prenions pas aussi souvent de vacances ou de week-end prolongés. Nous n’avons jamais connu des centaines de kilomètres de bouchon sur les routes pour aller faire du ski, en hiver comme au printemps, ou simplement prendre des bains de soleil sur les plages du Sud, ou de l’Ouest. Il faut dire aussi que rares étaient les familles possédant une auto, et le téléphone. Les jeunes d’alors se contentaient de peu, les jeunes d’aujourd’hui, veulent tout, et tout de suite.
    C’est donc avec mauvaise conscience que nous quittons ce monde, car notre inquiétude est grande pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants, que nous avons peut-être trop gâtés et mal préparés à cette société en pleine évolution sur le plan mondial.
    Nous sommes fatigués de constater notre échec sur bien des points. La vie est moins facile que dans le temps, bien que plus confortable. Nous partons sans regret, mais avec des remords, n’ayant pas réussi à redresser la situation !
    C’est aux jeunes que je m’adresse maintenant. Nous les vieux, nous pensions bien faire, mais nous n’avons pas été suffisamment efficaces, pour préparer convenablement notre société à une intégration rapide dans ce nouveau monde. Le retard est un handicap sérieux qu’il faut vite combler.
    Je suis né juste après la fin de la première guerre mondiale et j’avais 20 ans à la déclaration de la deuxième. J’ai donc connu des années difficiles, puis de meilleures telles que « les 30 glorieuses ». Il faut donc espérer qu’il en sera de même pour les générations qui suivent. Gardons l’espoir !
    Mais, vous les jeunes, il faut réussir ensemble le changement radical de notre société, à commencer par le remplacement des politiciens qui n’ont su que nous dégoutter de la politique. Certains ne méritent guère notre estime, et notre confiance. C’est à vous de prendre la place qui vous revient pour effectuer ce changement. Il faut du sang neuf pour mettre à la retraite ces vieux politiciens de métier, et de droite comme de gauche. Ils ne pensent, pour la plupart, qu’à leurs propres intérêts, empêchant d’agir les élus qui veulent se comporter correctement, et faire avancer les réformes nécessaires.
    L’administration de notre pays, comme celle de beaucoup d’autres, a aussi besoin d’un sérieux coup de rajeunissement. Les intouchables de la grande Administration doivent eux aussi laisser leur place, à des plus jeunes, plus dynamiques, et mieux préparés pour résoudre les problèmes actuels. Il faut vous y mettre vite et courageusement.
    Sur le plan social, il est encore plus urgent d’imposer une réelle remise à jour des lois sociales, de mettre en place un moyen efficace de négociation entre salariés et patrons, d’établir des règles rigoureuses pour faire respecter les engagements afin d’assurer une meilleure répartition du profit, et de faire disparaître les abus.
    Qu’attendez-vous pour réagir ?
    Il y a parmi vous des gens de grande valeur. Assisté par vous tous, que le plus capable prenne la barre en main, et conduise notre société vers un meilleur destin. C’est ce que je vous souhaite de tout mon cœur.
    Allez les jeunes ! ! ! Montrez que vous êtes à la hauteur ! ! !
Moi j’ai confiance en vous, mais il faut vous remuer énergiquement, plus que nous l’avons fait. . .Bon courage ! ! !
                                           Signé : « Un vieux qui a fait son temps ! ! ! »



Par PLET - Publié dans : LES BRÈVES
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Mardi 4 juillet 2006 2 04 /07 /Juil /2006 10:45
L’entrée aux ARTS des conscrits de la 37

                                Le 15
juin 2006, mon anniversaire : 87 ans ! ! j’entre de pieds fermes dans ma 88ème année, alors qu’il me vient à l’esprit ce bon souvenir de mes 18 ans.
Octobre 1937, je fais mon entrée en « boquette » - Il s’agit de l’école des Arts et Métiers d’Angers – Il y a intérêt à vite apprendre le langage des gadz’ pour être dans la course. . .
Dans la cour d’honneur, je rencontre un conscrit, élève de première année, qui comme moi vient d’arriver.
 Mon nom est Voisin et je suis Breton, me dit-il, et l’on m’appelle Tarzan .
    Je lui réponds : moi, c’est Plet mais je n’ai pas encore de surnom, je suis Ours.(du sud-ouest). Et il enchaîne : Plet, ça me plait, désormais tu seras « Sam », puisque ça me plait. Il aurait pu me nommer : « Zir », car plaisir, ou bien « Thore » car pléthore.
Mais il en avait  décidé  ainsi et dès l’arrivée d’autres conscrits,  il se présentait :   « Tarzan » et ajoutait aussitôt : voilà « Sam ». Et depuis cette fameuse entrée, tous mes camarades m’appellent « Sam » et cela remonte à près de sept décennies.
La surprise suivante, c’est l’installation dans le dortoir. Une vingtaine de camarades font connaissance et se répartissent les lits dans l’ordre  des
numéros, correspondant à la liste alphabétique. Un ancien nous apprend que nous sommes dans le dortoir des « poupons ». En effet, chaque dortoir à un nom, « poupons », ça n’est pas si mal. Chacun range ses affaires et fait son lit en évitant les coups de polochons distribués par les premiers installés, et avec Tarzan je suis de ce nombre. Je constate qu’il y a aussi quelques camarades du sud-ouest, certains de Bordeaux n’ayant pas fait la prépa avec moi.

     Puis c’est la première réunion de la promotion, je crois qu’elle a eu lieu dans la salle d’étude des conscrits, appelée « casse-Q ». La direction nous présente l’école et le programme des « réjouissances », puis nous invite à nous rendre au réfectoire, là, chacun se place où il veut et je me retrouve avec Tarzan, ses copains Bretons et des Ours, une sacrée équipe, qui m’adopte.
    Le menu du « gorille »,- c’est ainsi qu’est nommé le responsable de la restauration - n’est pas au goût de tous, mais il va falloir s’y faire. . .
    J’avoue maintenant ne pas me souvenir des instants qui ont suivi, mais je me revois le soir dans le « pionçoir », il s’agit du dortoir. Certains ont trouvé le temps de faire le lit en portefeuille des camarades râleurs, qui s’étaient fait remarquer dès leur arrivée. Plaisanterie non appréciée par ceux qui, ne pouvant se glisser sous les draps, doivent refaire leur lit, alors que les autres « poupons » rigolent un bon coup, le nez sous leur couverture. Il est donc recommandé de ne pas être râleur, qu’on se le dise ! Voici mes souvenirs de cette première journée de la vie de pensionnaire, en tant qu’élève ingénieur, en l’an 1937.
    Les jours suivants, par petits groupes, nous nous lançons à la découverte de notre chère boquette : la cour des cloîtres, le clocheton, etc. . .
    Mais nous devons aussi tourner en rond dans la cour d’honneur en écoutant les anciens nous initier aux traditions.

    Les journées défilent trop vite, et nous sommes  déjà  à la veille de la « Bienvenue », première fête gadzarique pour les conscrits. Mais nous y reviendrons.
    J’ai eu la chance d’être intégré dans un petit groupe sympathique de camarades ayant fait leur « prépa » à Nantes ou à Angers et qui m’ont donné une notion du style de vie qui nous attendait en boquette. Je n’ai donc pas été surpris du comportement des anciens au contact des conscrits. Je me suis mis dans le bain sans problème, et je réalise maintenant que ce petit groupe de bons camarades est devenu, ce que les anciens appelaient : « le noyau dur de la promo ». C’est ainsi que notre promotion a commencé sa cohésion. Après une soixantaine d’années passées, cette fraternité n’est pas un vain mot, et les rescapés de la 37 ont toujours le même plaisir à retrouver quelques camarades lors des rares rencontres encore possibles.
    Je constate avec beaucoup de tristesse que ce « noyau dur » est maintenant très réduit. Les camarades les plus actifs et très estimés ne sont plus de ce monde. Mais ces souvenirs sont si riches en émotions. . .
Quand me reviendront à l’esprit d’autres bons souvenirs de cette époque, je ne manquerai pas d’en faire part. C’est bon pour le moral.
                     Sal’s et Frat’s ! ! !     - Comme nous disions à l’époque -
Vive le 37 ! ! !

Par PLET - Publié dans : Les Arts et Métiers
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Dimanche 7 mai 2006 7 07 /05 /Mai /2006 10:20
LA CHASSE SOUS-MARINE  AU CLUB MED.
 
    Cela remonte aux années 60 j’étais jeune et, à cette époque, la plongée en apnée était ma passion. J’ai bien fait d’en profiter.
    Pour les vacances d’été, nous avions, Suzon et moi, opté pour le Club Méditerranée qui débutait et pour son lancement faisait des propositions de prix avantageuses. Bien sûr ça n’était pas encore le grand luxe. Il fallait se contenter de vivre sous la tente ou dans une paillote. Nous versions chaque mois un acompte et notre participation était complètement payée lors du départ. Si bien que notre trésorerie se trouvait confortable à notre retour.
    C’est ainsi que j’ai plongé dans les eaux froides de la Grèce et de la Sardaigne, et celles plus chaudes de Djerba. Dans cette île, j’avais trouvé des vacanciers, aussi mordus que moi, à la recherche du mérou.
Nous avions fait la connaissance d’un ancien pêcheur d’éponges qui nous proposa de nous embarquer sur son caïque, à la voile, et de nous amener sur un lieu de chasse idéal. Il avait raison, l’eau était claire,nous apercevions très bien le fond et les poissons.

Je ne sais c omment cela s’est produit, mais en préparant mon fusil j’ai fait un mauvais mouvement et il est passé par-dessus bord. Je l’ai vu se poser sur le fond. Le moniteur qui nous accompagnait me conseilla de plonger sous sa surveillance pour aller le chercher. J’ai plongé à plusieurs reprises et j’ai réussi à descendre à 12 mètres pour le récupérer.
Je n’avais plus d’appréhension pour descendre aussi bas, là où se trouve en réalité les poissons les plus gros, en particulier les mérous.     Certains de mes collègues ont mis beaucoup plus de temps, et d’autres n’ont jamais pu descendre aussi bas. Ceci fut très profitable et les produits de nos chasses on t même permis au Club de faire une bouillabaisse pour tous.
    Nous ne voyageons plus, ou presque, mais avons la possibilité de revivre en pensées ces extraordinaires instants de vrai bonheur.






          MON VIEUX MÉROU ! ! !

         je pense souvent à toi,
              comme c'est loin . . .
Par PLET - Publié dans : LES BRÈVES
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Mardi 7 mars 2006 2 07 /03 /Mars /2006 17:14

RÉSIDENCE PICASSO

Une semaine à l’essai
,  du 9 au 16 février 2006


    Voici l’entrée de notre résidence, comme vous pourrez le constater, l’architecture est très moderne et bien équilibrée. Il y a deux étages. À chacun d’eux se trouvent des petits salons, avec des fauteuils très accueillants, des tables et parfois la télévision. Ils sont placés entre des groupes de chambres et donnent sur de petites terrasses.

Certains de ces salons sont équipés d’un meuble bibliothèque, où les résidents peuvent venir faire leur choix et rapporter le livre une fois lu. Les contacts y sont faciles, ce qui nous a permis de faire la connaissance de quelques personnes sympathiques nous facilitant notre intégration dans ce nouveau milieu que nous découvrons. 

    Tout est clair et coloré. Le hall d’entrée est dig ne d’un hôtel trois étoiles. Le personnel de l’accueil, jeune, souriant, confortablement installé, et fort bien équipé, joue parfaitement son rôle. "Tout le monde il  est beau, tout le monde il est gentil ! ! !   "       
    Donc, dès notre arrivée, l’impression est excellente. L’ascenseur, dernier cri, rutilant et parlant, nous annonce que les portes se ferment et nous précise que nous sommes déjà au premier étage et que les portes s’ouvrent. Cela surprend la première fois. . . Notre couloir se présente à droite. Nous allons maintenant découvrir nos chambres mitoyennes mais non communicantes.

Le lit médicalisé est imposé ainsi qu’un grand meuble penderie (il n’y a pas de placard). Ce mobilier est clair. On aperçoit le pied du lit sur la photo. Les résidents peuvent compléter avec leur propre mobilier, mais il est recommandé de ne pas trop charger la pièce pour faciliter les déplacements et l’entretien. De même, les tapis ne sont pas interdits, mais il est préférable de ne pas en avoir afin d’éviter les chutes.
    Notre intention est de compléter l’ameublement de la résidence avec un bureau pour installer mon matériel informatique, et de bons fauteuils très confortables, ainsi que des petits meubles assortis au lit. Nous serons ainsi logés comme de jeunes mariés.

    J’aime beaucoup le jardin d’hiver où l’on peut également s’installer pour lire ou causer.  On y passe pour aller à la salle Picasso où l’animateur présente les activités diverses : lecture, chants, exercices de mémoire, musique, jeux et même thé dansant de temps à autre.

Continuons la visite

  Voici la salle Picasso, où Fabrice, l’animateur, exerce ses talents. Il dispose d’un matériel perfectionné pour la rétro projection. Avec son ordinateur professionnel, il monte des CD et DVD, pour présenter ensuite aux résidents des photos et des vidéos de leurs activités. Quand il a su que je faisais la même chose avec mon iBook Apple, il m’a tout de suite demandé, de participer aux activités « vidéos », quand nous serons installés à titre définitif.

    En ce qui concerne les services, tout est prévu.

    Le salon de coiffure est lui aussi bien équipé, nul besoin de sortir pour être bien coiffé. Pour les dames comme pour les messieurs, il suffit de prendre son rendez-vous.
    Un coup d’œil sur les résidents permet de constater qu’il n’y a pas de laisser aller, bien que la tenue soit décontractée.

       La lingère passe deux fois par semaine prendre le linge personnel à entretenir et le livre une fois propre et repassé.
    Nous l’avons croisée dans les couloirs, transportant les vêtements sur des cintres comme chez le teinturier.

    La lingerie est fort bien conçue et comporte tout ce qui est nécessaire pour faire du bon travail.

    La cuisine est digne d’un grand restaurant, avec du matériel moderne. Le chef vient de temps à autre faire une petite visite dans la salle à manger pour s’informer, et dans l’ensemble, on est satisfait.

   
    La salle du restaurant est spacieuse et permet de servir une soixantaine de couverts par tables de 4 ou 6. Il y a de l’espace suffisant entre les tables pour faciliter les déplacements des résidents en fauteuils roulants ou utilisant des déambulateurs. Ces personnes, accompagnées par le personnel d’assistance, arrivent avec quelques minutes d’avance, et sont à leur place quand nous passons à la nôtre.

    Il existe un autre emplacement discret, où sont installés les résidents handicapés et les assistantes les font ainsi manger hors du restaurant.
   À chaque étage sont installées des pièces réservées au personnel : infirmerie, pharmacie, tisanerie, salle de repos, lingerie, rangement du matériel de net-toyage et divers, etc.
    Autour des bâtiments, une zone verte avec des jardins et des arbres est en cours de réalisation. Il sera bien agréable d’en faire son lieu de promenade. Mais il faudra attendre un bout de temps pour profiter de l’ombre des arbres en été.
    En voici un aperçu sur cette maquette.


    Notre voiture est restée sur le parking de la résidence Picasso, et nous l’avons utilisée à différentes reprises sans problèmes.

CONCLUSION :
    Cet établissement est très rationnel, fonctionnel et en plus très réussi sur le plan architectural. La décoration, très colorée et moderne, nous a plu dès notre arrivée. Le service est parfait. Rien à redire.
    Cependant il faut se plier à l’horaire et à l’organisation spécifique à cet établissement médicalisé. La vie que nous avons connue pendant nos 65 ans de mariage doit faire la place à un style très différent où l’intimité est sacrifiée au profit de l’efficacité du service.
    Les plateaux du petit-déjeuner sont apportés dans nos chambres à 7h45. Il faut se rendre dans la salle du restaurant à 11h45 puis à 18h45.     Les responsables de la surveillance et les infirmières passent à tout moment, jour et nuit, chez les résidents à suivre, pour s’informer de leurs besoins. Les employées chargées du ménage viennent le matin effectuer rapidement leur travail.
    Avec un tel entourage, on ne se sent pas réellement indépendant.
Les menus sont corrects et bien équilibrés, mais pas comme chez soi. Les fantaisies sont à jamais finies, en particulier, plus de galettes bretonnes, et bien d’autres choses aussi.
    Nous n’avons qu’à nous laisser vivre, plus rien à faire. . . C’est pourquoi il est judicieux de participer à quelques activités proposées par l’animateur. Il faut se rendre utile. Nous avons la chance d’être encore en relative bonne forme physique et mentale, nous nous devons d’aider ceux qui le sont moins, car parmi eux il y en a de fort sympathiques.
   Et convenons aussi de dire que bien des corvées, chez nous, deviennent de plus en plus pénibles, nous nous fatiguons plus vite. À bientôt 87 ans, on ne peut avoir la prétention de vouloir tout faire comme il y a encore quelques années. Nous sommes des personnes raisonnables et conscientes des difficultés, qui ne feront que croître. Il nous semble donc qu’il est temps de s’inscrire pour obtenir un appartement, dans un avenir plus ou moins proche. Il n’y a que 4 logements pour les couples, c’est bien peu, et nous ne sommes pas les seuls sur la liste d’attente.
    Nous aurons ainsi le temps de constituer nos trousseaux, qu’il faut marquer de notre nom pour que la lingère s’y retrouve. Le mobilier complémentaire va nous demander une recherche afin de savoir, où et quoi, acheter dès que nous serons à même de nous installer à Picasso. Tout un programme !
    Il y aura ensuite à résoudre le problème le plus difficile, celui de débarrasser l’appartement des Plantes dès qu’il sera vendu. Ceci quelques mois après notre installation à Picasso, car si nous n’arrivions pas à y être sereins, nous aurions la possibilité de revenir aux Plantes.
Par PLET - Publié dans : LES BRÈVES
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Lundi 6 février 2006 1 06 /02 /Fév /2006 17:53
LA CALYPSO DU COMMANDANT COUSTEAU

J'ai vu, il y a quelques jours à la télévision, des photos de la Calypso pourrissant dans le port de La Rochelle. Ceci m'a attristé car j'ai connu ce navire dans toute sa splendeur dans les années 60. Je suivais les exploits du commandant Cousteau avec beaucoup d'intérêts. On ne peut oublier les splendides vues des massifs de coraux du  « Monde du Silence », ni le fameux mérou. J'étais alors un fervent de la chasse sous marine, en apnée, je descendais jusqu'à 12 mètres pour chercher les mérous.
    Mais ce qui me revient aussi en mémoire, c'est cette journée exceptionnelle à Monaco, où avec un collègue de travail, ingénieur spécialiste en radio navigation, j'avais été chargé d'aller présenter au commandant Cousteau le système TORAN de localisation utilisé par la Compagnie Générale de Géophysique, à l'époque mon employeur, sur ses navires de recherche pétrolière en mer.
    Ayant contacté par téléphone l'intéressé pour obtenir un rendez-vous, le commandant étant pris toute la journée à l'extérieur ne pouvait nous consacrer qu'un instant à bord, à l'heure du déjeuner. C'est ainsi que nous nous sommes présentés vers midi sur le quai où se trouvait amarré ce magnifique navire. Alors que nous hésitions à monter sur la passerelle, nous avons entendu un appel nous invitant à grimper.
    Une dame nous attendait, elle nous accueillit sans façon en nous disant:
« la mère Cousteau c'est moi ! Mon mari vient de téléphoner, il sera en retard. Bienvenue à bord de la Calypso ! Où sont vos chapeaux ? »
    C'est le second de la Calypso qui prit le relais pour nous piloter et nous expliquer que les visiteurs invités à déjeuner offraient, en principe, non des fleurs à Madame Cousteau mais un chapeau pour compléter sa collection. En effet nous avons découvert celle-ci composée d'une extraordinaire quantité de couvre-chefs : militaires, religieux ou civils, plus originaux les uns que les autres accrochés tout le long de la coursive nous conduisant à la salle à manger.
Nous étions confus n'apportant ni fleurs ni chapeaux. Mais Madame Cousteau nous ayant pardonnés nous proposa de prendre l'apéritif en attendant son mari, en compagnie de 2 autres invités : un religieux italien, qui avait dû accrocher son chapeau dans la coursive, et un docteur belge.
    Après plusieurs verres, le commandant n'étant pas arrivé, Madame Cousteau nous invita à passer à table. Je ne me souviens pas des conversations engagées entre le religieux et le docteur, mais je trouvais que ce dernier avait beaucoup d'humour, bien que belge.
    Puis le Commandant est enfin arrivé et a sauté en marche dans le menu, directement aux fromages. C'est alors qu'il a affirmé au docteur que la France était le pays le plus évolué du monde, ayant le plus grand nombre de variétés de fromages avec autant de remarquables bons crus s'accordant avec chacun d'eux. Le docteur belge vanta alors la variété remarquable des bières de son pays accompagnant aussi bien les frites que les moules. Je ne sais plus si le religieux a fait allusion à ses vins de messe.
    Il est certain que nous n'avons pu placer un mot sur notre système TORAN de radiolocalisation pour lequel nous étions venus voir le commandant Cousteau. Après le déjeuner, c'est à son second, à qui il faisait toute confiance, que nous avons présenté notre matériel, le commandant Cousteau s'étant excusé, car il devait repartir pour participer à une conférence,
    Mon collègue et moi avons été très déçus de n'avoir pas réussi à lui placer notre TORAN, mais cette étape sur la Calypso est restée pour nous à jamais gravée dans notre mémoire.

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    Je découvre aujourd'hui un aspect curieux de la mémoire.
    Quand j'ai commencé ce texte sur la Calypso, je ne revoyais que ce beau navire que j'avais admiré au cinéma et à la télévision, puis plus tard à Monaco.
    C'est alors que je me suis revu sur le quai au pied de la passerelle, hésitant à monter tant je me sentais ému d'être aussi près de ce bateau qui m'avait fait souvent rêver.
    Et puis est venu à mon esprit cet appel, cette invitation à monter et le si curieux accueil de Madame Cousteau, enfin cette coursive parcourue derrière le second nous donnant des explications sur la collection de chapeaux.
    Je me revoyais un verre à la main examinant le carré servant de bar et de salle à manger et découvrant les deux autres visiteurs. C'est en fait le Belge qui rompit la glace et fit allusion aux chapeaux.
    Curieusement les souvenirs se sont mis en place petit à petit, chaque fait prenant sa place, à croire que j'étais encore à bord de la Calypso. Et cependant, cette journée remonte à plus de 4 décennies !
    Mon regret est de ne plus me souvenir de la conversation entre le religieux et le docteur belge. Ils ne devaient pas tellement s'estimer, car je les revois faisant plus ou moins des grimaces en parlant, et ils semblaient vouloir nous prendre à témoin et nous demander de participer à leurs échanges, mais nous étions trop jeunes par rapport à eux pour intervenir.
    Curieusement, « la mère Cousteau » les écoutait, le sourire aux lèvres, mais n'intervenait pas non plus.
    Conclusion : j'ai une meilleure mémoire visuelle qu'auditive !
L'homme est un drôle de phénomène. . .
Par PLET - Publié dans : LES BRÈVES
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